Pour se remémorer ces deux girafes de livres à Marseille il y a peu...

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mercredi 10 novembre 2010

Première rencontre face à face

Ça y est ! Audrey, Rui et moi, on a fait la première rencontre face à face avec le patron du restaurant Mi-am à Marseille vendredi dernier, et il est tellement sympathique que notre stress a disparu en parlant avec lui, et nous nous sommes vite sentis à l’aise. Donc, l’histoire de ce restaurant remonte aux années 60, après la guerre civile cambodgienne, des immigrants cambodgiens sont venus en France. Le patron de la chaîne installée à Marseille est aussi d’origine cambogienne, mais il a vécu en France depuis 1975, quand il était petit, d’abord à Paris avec sa famille, puis il est venu à Marseille pour gérer les affaires de la chaîne.

Il nous a dit que, pour lui ainsi que pour la plupart des serveurs dans ce restaurant qui sont l’origine asiatique, la langue française était leur langue seconde, mais progressivement elle est presque devenue leur langue maternelle, parce qu’ils parlent français entre eux, même au foyer ou entre copains. Ils parlent ou écrivent rarement en cambodgien, ou leurs langues d’origine, mais leurs racines sont toujours plantées dans leur coeur, comme dans des rêves...

Le patron nous a présenté aussi un peu l’histoire du Cambodge, et on s’est aperçus qu’il aime beaucoup son pays, et qu’il n’oublie jamais ses origines. Mais nous partagions ses sentiments sur la guerre civile, et ils étaient obligés d’émigrer pour aller vivre dans un autre pays, comme les autres immigrés.

Ce restaurant est bien organisé, très propre, avec un grand choix de plats et des serveurs souriants et sympathiques. Le patron nous a divulgué qu’un autre petit resto allait ouvrir juste à côté dans un mois, un resto haut de gamme japonais-cambodgien qui fera des sushis frais sur place et aussi des soupes cambodgiennes. On y trouvera aussi des tableaux d’artistes asiatiques pour décorer et proposer à la vente. 

PS : On y est venu avec des questions préparées et des appareils photo, mais le patron ne nous a pas permis de filmer notre conversation. On a ensuite proposé d'enregistrer uniquement le son avec les appareils et il était d'accord. Par contre, on n'a pas encore trouvé des bons moyens de extraire le son pour le mettre sur ce blog. On ferra d'autres efforts pour  vous montrer plus d'information sur ce projet. Merci !

mardi 26 octobre 2010

Première réunion sur le terrain

Le 23 octobre samedi dernier, la première réunion de notre groupe:
Notre groupe, Audrey, Sophie L., Rui Fang et moi, on est allé au restaurant asiatique que nous avons choisi pour notre projet à Marseille (pour protéger les droits du restaurant, on ne publie pas son nom sur notre blog jusqu'à ce que l'on obtienne leur authorisation).
Notre RDV était vers midi à Noailles, à Marseille,samedi dernier. Cette première réunion avait pour but essentiel de visiter cet endroit, manger ensemble dans ce restaurant pour que l'on puisse tous connaître leurs plats, ressentir l'ambiance  à l'intérieur et à l'extérieur, ainsi que pour discuter ensemble de la viabilité de notre choix pour le projet ethnologue. Avant d'aller au RDV, on a fait un brouillon initial sur les objectifs, les questions possibles à poser aux gens là-bas, et des idées de démarches, etc.
Ce jour-là, on a mangé un bon repas ensemble dans ce restaurant, et bien sûr on a beaucoup parlé et échangé nos idées sur le déroulement et les démarches de ce projet. On a même parlé un peu avec un employé pendant son travail. Mais c'était court et pas facile de bien expliquer ce qu'on devrait faire. Mais en même temps, on s'est aperçu qu'il y avait pas mal de difficultés  auxquelles se confronter, par exemple, comment convaincre le patron ou d'autres personnes qui travaillent là-bas sur notre motivation du projet, ou comment mener la conversation avec eux plus à l'aise, plus naturellement ou simplement d'une manière plus sympathique. Mais c'était notre premier pas, on verra après.
Bon courage à tous !! ("Jia You!" comme on dit en chinois:) )

jeudi 14 octobre 2010

Quelques points et idées à noter sur le projet ethnologue

Il y a déjà quelques semaines que je n'ai pas laissé un message sur mon blog, parce que mes idées sur le projet étaient toujours vagues et confuses. En fait, il y a plein de choses que je voudrais montrer sur Marseille et les Marseillais, mais tout d'abord, je devrais organiser les axes essentiels de ce projet ethnologue pour que je puisse définir des  tâches adéquates et aussi intéressantes. 

Pour un projet ethnologue, selon ma compréhension, il y a des points à noter :
(vos messages sont toujours les bienvenus pour ajouter d'autres points, et je vous remercie d'avance!)
  1.  C'est un travail sur le terrain, c'est-à-dire que nous-mêmes vivons à cet endroit (un quartier, une ville, un village...), on  s'engage la vie quotidienne en participant des activités sociales;
  2. Il ne s'agit pas d'un travail de reportage pour des journaux, consistant à noter des faits ou des entretiens, mais plutôt d'une activité participative, de prendre part à un groupe social, d'observer la vie des gens qui le forment, leur rôle social et leur communication langagière et surtout interculturelle;
  3. Selon l'approche actionnelle, on parle beaucoup de plurilinguisme et inter-culture, et il vaut mieux se demander toujours pourquoi, nous, futurs enseignants du FLE ou qui avons choisi d'exercer le métier d'enseignement des langues étrangères, nous devrions garder à l'esprit ces deux notions ou plutôt conceptions avant de commencer à pratiquer l'enseignement ou la recherche. C'est parce que la langue n'est jamais isolée de la vie sociale, de la communication entre des individus dotés de rôles et d'identités différents, de cultures variées; et la langue (notre langue maternelle, langue seconde, langue étrangère...) ne peut pas supprimer ou changer la personnalité de chacun, et sa culture propre, issue de l'origine familiale et de son vécu relationnel, mais elle peut nous servir à nous comprendre et à nous identifier à travers les échanges. Ainsi donc, ce projet ethnologue vise à nous familiariser avec des situations plurilingues et interculturelles, et aussi à développer notre sensibilité envers les ressources du langage et les échanges entre des individus ou des groupes ethnologiques variés.
  4. Ensuite, il faut demander l'autorisation des autres pour afficher notre projet sur le blog...  
Au tout début, j'avais des idées sur la piste à suivre à Marseille, par exemple, faire une interview dans le vieux quartier du Panier à Marseille, interroger des pêcheurs sur le Vieux port, ou parler avec le boulanger, dont je fréquente régulièrement la boulangerie, qui est sympathique et d'origine algérienne.


Hier au cours, j'ai parlé avec mes camarades Rui et Audrey, au sujet des peuples asiatiques en France. Audrey et une autre camarade Sophie, ont eu l'idée d'interroger des étudiants asiatiques à la faculté sur leurs opinions ou leurs impressions sur les Français, et puis de discuter sur les stéréotypes de la culture française pour les étrangers, mais ce ne serait pas vraiment une enquête "sur le terrain". Une autre idée était que l'on aille interroger un restaurateur asiatique que je connais à Marseille, dont l'établissement est très connu par les Marseillais de son quartier depuis des années (une copine marseillaise me l'a dit), et qui est apprécié des policiers du commissariat d'à côté. Ils font de bons plats asiatiques (pas uniquement chinois, à mon avis), et la plupart des employés qui travaillent là-bas sont de la deuxième ou troisième génération d'immigrants d'origine asiatique, et qui ne savent plus parler leur langue d'origine, mais seulement le français. Donc, Audrey, Rui, et moi, (Sophie n'était pas là hier, mais on parlera sur ce projet..) on a décidé de faire ce projet ensemble, de parler avec le patron, d'interroger des clients qui mangent souvent là-bas, ou des policiers qui fréquentent ce petit restaurant tous les midis sur leur impression du rôle de ce restaurant dans ce quartier, etc...

En fait, il y a encore plein de choses à fixer, et franchement, je ne suis pas sûre que c'est un bon choix pour le projet ethnologue, et il présente beaucoup de difficultés aussi... Je pense que ce projet ethnologue concerne notre enseignement futur du FLE, et il y aura des apprenants d'origines très variées en face de nous, or cet enseignement dépend aussi du pays où l'on voudrait s'installer pour enseigner. Si le futur public au cours de FLE est de l'Asie, c'est une occasion d'en savoir plus sur le peuple asiatique en France (à Marseille), et aussi de les considérer avec un regard différent, puisque je suis chinoise. Mais bien sûr je voudrais bien connaître et découvrir plus sur d'autres groupes ethnologiques variés en France, j'ai envie de parler avec eux, rire avec eux, échanger plein de choses avec eux... comme sur l'aire de pétanque, sur les places ou les terrasses de café à Marseille, ou au bord de la mer, parler avec des gens qui travaillent dans des bars.... Bon, j'espère qu'on pourra se parler encore sur le projet et on échangera d'autres idées.